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FAQ (Foire aux questions)
Proposez-vous des cours d'essai ?
Oui, les deux premiers cours sont tout-à-fait gratuits et sans engagement. Au-delà de ces deux leçons d'essai, l'inscription devient obligatoire.
Quelles sont les modalités d'inscription ?
Après vos deux cours d'essai, vous devrez produire un certificat médical d'aptitude sportive indispensable à l'obtention de la licence-assurance de la Belgian Kendo Renmei.
Au-delà de ces deux leçons d'essai, l'inscription devient obligatoire via le formulaire ad-hoc, obtenu sur simple demande au dojo (formulaire en trois couleurs) ou téléchargeable dans la rubrique Divers.
Quand peut-on commencer ?
À tout moment de l'année. En effet, notre dojo ignore la compétition et la notion de saison sportive nous est inconnue. Il est donc possible de commencer l'iaido à tout moment de l'année.
Et si je ne suis pas sportif ?
Contrairement aux sports, aucune performance n'est demandée en iaido. Bien sur, courbatures et petites douleurs seront bien entendu aux rendez-vous des premiers lendemains de cours, mais ils s'estomperont bien vite.
De nombreux kata se pratiquent à genoux (positions seiza et tate hiza), mais les personnes souffrant de problèmes chroniques peuvent pratiquer debout par dérogation.
Un âge avancé est t'il un problème ?
Aucunement, à partir du moment que disposez d'un avis médical favorable. L'iaido permet un apprentissage progressif respectant le rythme de chacun.
Plusieurs personnes ont débuté l'iaido à plus de cinquante ans au sein de notre dojo, et de nombreux pratiquants peuvent ont pu être classés dans la catégorie « senior » ;-)
Par ailleurs, nous rencontrons chaque année des sensei dont la puissance et la souplesse nous laissent rêveurs malgré leur âge.
Comment choisir le bon dojo ?
Quel que soit la discipline choisie, veillez simplement aux points suivants :
Sécurité
Bien que la douleur fasse partie de l'entraînement, les cours se donnent t'ils dans un cadre sécurisant, où la possibilité de se blesser est réduite par des consignes claires (distance de sécurité vérifiée avant la pratique, règles de déplacement dans le dojo, consignes désignant la responsabilité de chacun, ordre d'application des techniques, limites à ne pas dépasser), un respect évident du partenaire et des élèves, (respect du niveau, des différences d'âge, de sexe et de physique), l'usage de matériel et d'accessoires appropriés (pas de sabre tranchant lorsqu'on est débutant, sabre de bois sans échardes, etc.)
Respect et convivialité
Les arts martiaux japonais sont empreints de la notion de reishiki, que l'on pourrait traduire par « expression de la politesse ». Cela se traduit par un cérémonial codifié, une tenue de corps maîtrisée et un respect inconditionnel des pratiquants.
Fuyez d'office tout dojo où l'étiquette n'est pas respectée (saluts baclés, moqueries, cérémonial peu ou mal maîtrisé, etc.) Où les pratiquants se tapent dans le dos au lieu de se saluer, où l'on parle beaucoup et fort, où l'on rigole à pleine voix, où les grades et l'ancienneté ne sont pas respectés. Le dojo est un lieu de travail sobre et silencieux, pas un rassemblement de bon copains (ou alors après le cours, autour d'un verre).
Fuyez également tout dojo où le cérémonial tourne au sectarisme. Où le grade donne droit à une supériorité. Où le professeur ressemble plus à un gourou qu'un enseignant. Où l'on vous cite les fondateurs et les sensei japonais à chaque phrase. Où l'austérité est la seule règle et où les sourires sont proscrits.
Si l'étiquette est très présente dans la culture japonaise, elle s'exprime d'une manière naturelle et conviviale. Aucun dojo ne devrait vous faire penser à une secte.
Formation des cadres
Le ou les professeurs ont il reçu une formation particulière (sportive, pédagogique, etc.) ?
Grade des cadres
Tout qui achète une ceinture noire a le droit de la porter. Le nombre de dan importe beaucoup moins que la manière dont ils ont été aquis. À l'heure actuelle, le grade belge et européen le plus élevé et reconnus par le Japon est le 7e dan pour l'iaido. Tout grade supérieur doit être considéré comme suspect.
Reconnaissance
Il existe une infinité de fédérations plus ou moins obscures ou fantaisistes dans le monde des arts martiaux. Le dojo qui vous intéresse est-il affilié à une fédération reconnue par l'Adeps, la Communauté française, la Province la Commune, etc. ?
Experts
Tout bon dojo doit proposer (par l'intermédiaire de sa fédération) différents stages dirigés par des experts hauts gradés. Méfiez-vous des dojo confinés dans leur microcosme où le professeur est maître absolu. Notez que tous les japonais ne sont pas des experts en arts martiaux. La présence d'un professeur japonais n'est donc pas systématiquement une bonne chose : encore faut-il qu'il soit issus d'un organisme respectable.
Quelle est la formation et le statut de vos professeurs ?
Tous nos professeurs sont :
reconnus par leur fédération ;
reconnus par la fédération européenne de Kendo ;
bénévoles. 7
Quelle est la différence entre les frais de licence-assurance et de cotisation ?
La licence-assurance est imposée par la fédération à laquelle nous sommes affiliés et offre, entre-autres, une couverture en assurance durant les cours au dojo, mais aussi durant tous les cours ou stages de tous les dojo affiliés, ou non, intra ou extra-territoriaux, sans frais supplémentaire.
La cotisation bénéficie au dojo et couvre ses frais de fonctionnement.
Quelle est votre fédération ?
Notre dojo est affilié à la BKR.
La BKR ou Belgian Kendo Renmei, est la seule fédération francophone reconnue par la Communauté française. Par le biais de l'All Belgium Kendo Federation*, la BKR est membre de la fédération internationale de Kendo.
> Afficher un organigramme.
*Pour des raisons strictement linguistique, le Belgian Aikikai est l'organe unique qui rassemble les fédérations francophones (Afa) et néerlandophones (VAV) de Belgique.
Quelle tenue si l'on pratique plusieurs disciplines ?
Certains cours s'enchaînant sans transition, il est parfaitement concevable de les pratiquer avec une tenue commune (keikogi blanc). Cependant, la transpiration accumulée dans la veste et la ceinture durant le cours d'aikido, de judo peut être fort dérangeante pour un mouvement aisé du fourreau dans le cadre de l'iaido.
De plus, la ceinture d'aikido ou de judo étant moins large et plus rigide, elle convient peu à la pratique de l'iaido.
Il vous est donc loisible de changer (rapidement) de tenue entre les deux cours, et le cas échéant, de vêtir une tenue propre à l'iaido (voir rubrique Iaido Okami > Matériel).
Que dit-on en début et fin de séance ?
L'ouverture et la clôture d'un cours d'iaido s'effectuent en suivant un cérémonial rigoureusement réglementé. Ce dernier est plus long et plus complexe que celui d'aikido ou de judo pour plusieurs raisons; notamment le refus de la modernité et le port du sabre.
Les formules sont les suivantes :
Seiretsu : alignement par ordre de grade avant de débuter le cérémonial. Shômen ni rei : salut vers le mur d'honneur. Seiza : s'asseoir sur les genoux. Mokusô : méditation. Mokusô yame : fin de méditation. Otagai ni rei : salut mutuel. Tôrei : salut au sabre.
Durant le salut mutuel :
O negai shimasu, en début de leçon ou de pratique avec un partenaire, signifie la demande de pratique mutuelle. Domo arigato gozaimashita, en fin de leçon ou de pratique avec un partenaire, exprime sa gratitude.
Qu'est ce que la licence-assurance ?
Ils s'agit du document attestant votre adhérence à notre dojo et à notre fédération, reçu peu de temps après votre inscription. Il s'agit d'une part de votre cotisation fédérale (licence) et la preuve de votre couverture en assurance. Vous devrez en remplir annuellement un formulaire de renouvellement et l'accompagner d'une attestation médicale d'aptitude à la pratique sportive.
L'assurance vous couvre pour tous les cours du dojo, des autres dojo de la fédération, ainsi que lors des stages d'iaido intra ou extraterritoriaux. Tout pratiquant est dans l'obligation d'être en possession de sa licence-assurance lors de toute pratique dans ou hors de son dojo.
Le document se présente sous forme d'un carnet.
Qu'est ce que le carnet Yudansha ?
Il s'agit du carnet (émis par l'European Kendo Federation et reconnue par l'Internation Kendo Federation) dans lequel les grades dan sont notés après réussite d'un examen. Il s'agit d'une preuve internationale de la validité des grades dan.
Combien coûte l'iaido ?
Étant donné la nature bénévole de notre dojo, la pratique de l'iaido est l'une des moins chères que vous puissiez trouver :
Les deux premiers cours sont gratuits.
La licence-assurance fédérale annuelle est détaillée dans la rubrique Horaires et tarif. Elle permet de pratiquer dans tous les dojo de la fédération (cours et stages) sans frais d'assurance supplémentaires.
Les cotisations sont détaillées dans la rubrique Horaires et tarifs.
Cependant, le matériel peut être relativement cher. Heureusement, il s'acquiert petit-à-petit, au fur et à mesure de l'évolution du pratiquant :
Le prix du keikogi et du obi (tenue et ceinture) varie en fonction de la marque, de la taille et du type de tissu — entre 25 et 200 €.
Le hakama, large pantalon, est assez onéreux (entre 30 et 400 €).
Le bokken, sabre en bois, coûte entre 10 et 100 €, toujours selon la qualité.
Il en va de même pour l' iaito, sabre d'entraînement, dont le prix varie de 250 à 2000 €.
Le shinken, sabre véritable, tranchant et trempé d'entrée de gamme ne coûte pas moins de 1000 €, pour un sabre d'entrée de gamme.
Pourquoi n'y a t'il pas de compétition ?
Parce que nous pratiquons un art martial et non un sport.
Au regard de leur longue histoires, la compétition est un phénomène nouveau dans les arts martiaux. À l'origine, il n'existait que le combat codifié (kumite, randori) qui ne connaissait ni gagnant ni perdant. Il servait à mesurer son niveau, à corriger ses faiblesses.
Les premières compétitions (judo et karate) eurent lieu dans les années soixante, au grand dam de leurs fondateurs qui étaient farouchement contre. De fait, la compétition transforme les arts martiaux en sports où seule la victoire sur l'autre compte.
De plus la compétition exige une codification et une simplification de la pratique ; alors qu'une véritable agression serait, par nature, sans règles. Le karate « moderne », par exemple, a été dénaturé à cause de cet aspect sportif : certains coups étant interdits en compétition (parce que trop dangereux) sont généralement délaissés aux cours. Les pratiquants se voient donc privés d'une technique trop… efficace !
À l'inverse de l'aikido, la compétition existe bel et bien en iaido, tant au niveau belge, européen que mondial. Il s'agit d'une opposition technique basée sur la meilleure maîtrise possible des kata imposés.
Notre dojo a résolument choisi de s'écarter de cette voie. Les raisons en sont multiples :
Notre section est intimement liée à celle d''aikido. Or, cette dernière ignorant la compétition, nous estimons être une bonne chose de garder le même esprit dans les deux disciplines.
Nous estimons également que la compétition dénature les arts martiaux en sports* de combats ; et refusons de participer à cet état de fait.
L'esprit de l'iaido est le combat dont l'issue est la mort de l'ennemi qui a tenté de vous porter atteinte. Cette façon de voir relativise l'importance de l'ego. Au contraire, la compétition est l'exacerbation de l'égo, ce qui, une fois de plus, n'est pas, selon nous, compatible avec un art martial.
Selon nous, la compétititon dénature l'iaido, sensé nous aider à nous élever face à nous-même en nous confrontant à autrui. L'autre n'est plus un repère pouvant nous aider à évoluer, mais un jalon à dépasser pour être meilleur que lui. La confrontation de notre niveau à celui d'un autre n'est donc plus source d'apprentissage, un moyen ; mais une fin en soi et ce dans les deux sens du terme.
Par essence, l'iaido nous apprend qu'il n'y a rien à prouver (ne coupons-nous pas dans le vide ?) ; à l'inverse, la compétition nous force à prouver que nous somme meilleurs que l'autre.
Le cérémonial, qui est un repère évident et riche de sens devient une épreuve technique cotée comme l'est le salut d'un gymnaste après une évolution.
I, signifie « être », Ai signifie « harmonie », « adéquation ». Ce terme est bafoué par la notion de compétition en ce sens que l'on ne peut être sincèrement en harmonie avec une personne à qui l'on veut prouver que l'on est meilleure qu'elle.
La compétition ne permet pas à la technique d'évoluer : contrairement au kendo où l'on comprend tout de suite pourquoi nous (ou le partenaire) réussissons nos attaques, en iai on ne voit même pas son opposant. Impossible donc de savoir pourquoi l'on gagne ou l'on perd.
Elle entraîne des dérives telles stagner volontairement à un grade donné afin d'éviter d'avoir à concourir contre des personnes de son propre niveau (triste, mais nous en connaissons en Belgique).
En réponse aux arguments de l'entraînement pour la pratique, de la préparation mentale aux examens dan, ou encore la confrontation à quelqu'un de réel, nous proposons les les réponses suivantes :
Pour la pratique, nous y avons droit au dojo, au Butokukan (chez Emilio Gomez, notre directeur technique), aux stages BKR (gratuits), aux séminaires sous la direction d'experts haut-gradés, sans compter la pratique possible tous les jours de la semaine dans l'un des nombreux dojo de notre fédération.
Pour la préparation aux examens dan, nous avons cinq kyu à réussir et l'occasion d'assister à autant d'examen dan que désiré car ils sont publics.
Pour la confrontation au réel, il existe le kendo, le kenjutsu ou même le tamshigiri; pas l'iai où l'on ne coupe toujours que du vide... même en compétition.
Quels sont les noms et les rôles des protagonistes ?
Les protagonistes sont des ennemis (teki) :
l'attaquant se nomme motodachi, uchidachi, ukedachi ;
l'attaqué se nomme shidachi, kakarite…
La règle connaît peu d'exceptions : celui qui attaque est tué par celui qui se défend.
Quand porter le hakama ?
À l'inverse de l'aikido, il peut se porter immédiatement en iaido (c'est-à-dire dès la première leçon), et constitue une condition sine qua non au port de l'iaito.
Quand porter l'iaito ?
Dès que les bases de mouvement (avancer, reculer, s'asseoir, se lever, changer de jambe en équilibre) et de gestes techniques (dégainer, rengainer, chasser le fourreau) sont acquises.
Le temps nécessaire à l'acquisition de ces bases varie d'une personne à l'autre.
Notre dojo simplifie les choses en établissant que l'iaito se porte dès la réussite de l'examen de 5e kyu.
Quelle différence entre katana, bokken, iaito et shiken ?
Le katana (littéralement, sabre) est le terme générique utilisé pour désigner un sabre qu'il soit en bois ou en métal, qu'il soit vrai ou faux.
Le bokken, ou bokuto (littéralement, sabre en bois) est une réplique du vrai sabre en dimensions et en équilibre, sinon en poids. Il est idéalement en chêne blanc, ou d'un bois similaire, c'est-à-dire suffisament résistant aux chocs auquel il est destiné.
L'iaito (littéralement, sabre pour l'iai) est un sabre d'entraînement. Sa lame est moulée et chromée. Il s'agit d'une reproduction à l'identique du shinken, le tranchant et la solidité en moins. Par contre, il est à l'abri de l'oxydation. Certains iaito peuvent cependant être tranchants.
Le shinken (littéralement, vrai sabre) est le sabre réel. Sa lame est forgée et trempée, outre son légendaire tranchant et sa solidité ; il n'est pas à l'abri de la corosion et doit être traité avec le plus grand soin.
Il peut s'agir d'un sabre ancien (antiquité) ou contemporain.
Quels sont les grades ?
Il s'agit du système de grade moderne en usage au Japon dans la majorité des arts martiaux.
Il comporte deux types de grade, les grades inférieurs (kyu) et grades normaux (dan). Notez que pour un japonais, le premier dan, se nomme shôdan, « le grade du début » !
mukyu : sans grade (= leçons d'essai);
6e kyu, jusqu'au 1er kyu (compte à rebours);
1er dan, jusqu'au 8e dan (compte normal).
Les plus haut gradés belges reconnu par l'International Kendo Federation sont 7e dan.
Conjointement aux grades, il existe également un système de titres attribués uniquement aux enseignants s'étant particulièrement démarqués.
renshi;
kyoshi;
hanshi.
Quand et comment obtenir un grade supérieur ?
Quand ?
Simplement lorsque la durée exigée entre deux examens, le quota de stage* ainsi que votre évolution technique le permet. Les grades sont le reflet d'une évolution technique et en aucun cas d'une aptitude combative ou autre… Ils sont obtenus suite à une démonstration technique favorable.
Notez que la couleur de la ceinture en iaido réponds à deux critères : pratique (maintenir le fourreau correctement) et esthétique (accord avec le reste de la tenue). Vous pouvez donc débuter votre première leçon avec une ceinture noire et être 8e dan avec une ceinture blanche !
Comment ?
Sous forme d'examen public de la maîtrise des techniques exigées pour le grade souhaité. Il existe trois formes d'examen :
Examen au dojo
6e au 2e kyu : sous la direction du professeur suivant un horaire annoncé au cours (le port de l'iaito est indispensable à partir de l'examen de 3e kyu).
Examen devant le jury national
1er kyu, lors d'un entraînement national ou d'un stage.
1er au 3e dan, lors d'un stage d'importance ou d'un taikai.
Examen devant sensei de la ZNKR.
4e au 5e dan, lors du Winter seminar (stage de décembre) ou du Summer Koryu seminar (stage d'août).
6e au 8e dan : au Japon, ou lors de sessions exceptionnelles d'examen en Europe.
* Pour les examens au dojo, la participation au stage précédent l'épreuve est exigée.
Les grades obtenus dans un autre art martial entrent-ils en ligne de compte ?
En aucun cas.
Seuls les grades d'iaido reconnus par l'European Kendo Federation sont maintenus.
Existe-t-il des cours spécifiques pour débutants et avancés ?
Non, conformément à la pratique traditionnelle des arts martiaux japonais, débutants et avancés pratiquent et évoluent ensemble, selon leur niveau.
Quel est le comportement souhaité dans un dojo d'iaido
Les éléments décrits ci-après permettront aux débutants de se familiariser avec le comportement inhérent à la pratique de l'iaido mais ne doivent être considérés que comme un aide-mémoire.
En effet, le comportement à adopter s'apprend par la pratique, en imitant les anciens, en suivant les consignes données par le professeur et en n'hésitant jamais à poser, après l'entrainement, toutes les questions restées sans réponses.
Le dojo est un endroit qui se veut à la fois convivial et austère. Convivial, car nous partageons la même passion pour notre discipline, austère, car nous pratiquons un art martial dont l'outil, bien qu'il soit symbolique, est une arme qu'il convient de manier dans un état d'esprit adéquat.
Règles générales
- L'entrée dans le dojo en dehors des heures de pratique ne peut se faire sans l'autorisation d'un professeur.
- Les visiteurs, seront pris en charge par le professeur, où à défaut les yudansha (gradés), une place d'observation leur sera réservée. Ils y seront invités à assister silencieusement au cours.
- Les discussions d'ordre politique ou religieux n'ont pas cours dans les bâtiments.
Dès l'entrée…
Dès son arrivée, et après les salutations d'usage, le pratiquant se rend au vestiaire pour se préparer à l'entrainement qui va suivre.
L'habillement fait déjà partie de la pratique: gi et juban doivent être correctement placés (par exemple, la juban n'est pas sensée être vue), le obi correctement ajusté (trop serré il empêche les mouvements, trop lâche il ne retient pas le sabre), le hakama doit être correctement noué tant pour son aspect pratique qu'esthétique.
Par ailleurs, le moment de l'habillement permet de se mettre dans des conditions mentales favorables, le vestiaire n'est donc pas le lieu des franches rigolades, des discussions à voix haute, du moins avant l'entrainement…
La ou le pratiquant ne portera ni maquillage ni bijou ni T-shirt sous son gi.
Les zori (sandales) sont laissées dans le couloir et un salut en direction de Shinza est pratiqué dès l'entrée du dojo.
La période de travail libre précédent le cours porte bien son nom de travail et se déroule dans le silence, chacun pour soi. Durant cette forme d'entrainement, les débutants éviteront de poser des questions et les pratiquants aguerris s'abstiendront de conseils aux débutants.
Ce moment de travail libre est particulièrement dédié aux éducatifs et non aux kata. C'est le moment idéal pour travailler les points techniques que l'on connait avoir des faiblesses.
Que le travail libre ait lieu au bokken (sabre de bois) ou à l'iaito (sabre en métal), le pratiquant veillera à effectuer Shinza e no rei (salut au mur d'honneur) avant de débuter tout mouvement.
Par ailleurs, Torei (salut au sabre) sera effectué :
- en seiza avec l'iaito;
- debout au bokken.
Lors du début de la leçon collective, un salut commun sera effectué : Shinza e no rei (salut au mur d'honneur), Otagai ni rei (salut commun) et Torei (salut au sabre).Chaque pratiquant veillera à connaitre sa place dans l'ordre des grades. Les débutants se plaçant toujours le plus loin de Shinza.
Le pratiquant le plus gradé est en charge des ordres pour le cérémonial. S'il s'agit d'un pratiquant extérieur au dojo, il sera invité à donner les ordres.
Lors d'une arrivée tardive, le pratiquant entre discrètement et prend une place libre. La préparation des armes, le cérémonial (salut lors de l'entrée du dojo, Shinza e no rei et Torei) se font intégralement sans précipitation.
En cas de départ avant la fin de l'entrainement, il est courtois de prévenir le professeur avant le début de la leçon.
Chaque pratiquant veillera à disposer de l'espace nécessaire pour la pratique en cours. Soit il se déplacera soit il demandera discrètement à ses voisins de lui laisser de la place.
La prudence est de mise dans le cadre de tout déplacement : le pratiquant veillera à tendre la main droite devant lui en guise de convention indiquant aux autres d'être particulièrement attentifs. Les déplacements s'effectuent devant (et donc jamais derrière) un pratiquant en action.
La règle générale est que chaque pratiquant est responsable de, et pour, ceux qui sont devant lui et non derrière. Une personne touchée par le pratiquant situé devant elle serait donc fautive.
Les déplacements au sein du dojo seront, par ailleurs, effectués d'une manière adéquate à la tenue d'un sabre. Lors des explications, la main gauche est toujours placée sur le fourreau, pouce sur la garde. De la sorte, son sabre ne peut être ôté du fourreau par un tiers.
Durant une explication, le croisement des mains sur la garde ou la poignée, ainsi que les bras croisés sont proscrits ; cette position ne permettant pas de dégainer le sabre. Par ailleurs, lorsqu'il est dégainé, par exemple durant une explication, un shinken (sabre réel, forgé et trempé) se tient pointe vers le haut. L'apprentissage à l'iaito exige la même pratique. Toutefois, si l'espace disponible le permet, la position mukamae (garde neutre à deux mains) est autorisée.
Durant la leçon, les corrections et les explications reçues du professeur ou d'un ancien sont remerciées d'un salut.
Les questions ne se posent que si elles sont indispensables, dans le meilleur des cas, à l'invitation du professeur. Même dans ce cas, elles seront succinctes. L'attention des professeurs est attirée par un geste ou un mot discret.
Les corrections et conseils que peuvent apporter les anciens seront toujours brefs, sous forme de consignes simples et ne donneront pas lieu à des discussions. L'écoute d'une explication longue est moins fructueuse que la mise en application d'une consigne précise.
En effet, le dojo est le lieu où l'on pratique l'iaido, pas celui où l'on en parle…
Il est loisible à un pratiquant qui désire des explications complémentaires sur un point précis, de demander des précisions à un ancien ou au professeur après le cours.
L'entrainement se termine par le même cérémonial intégral.
Une fois le dernier salut effectué, le pratiquant entretient et range ses armes dans le silence, plie son hakama et se rend dans le vestiaire à voix basse : le comportement à adopter dans le dojo n'a pas changé parce que la leçon est terminée.
S'ils sont très marqués au sein du dojo, le sens du cérémonial et de la hiérarchie ne sont plus de mise lorsque les pratiquants se retrouvent autour d'un verre à la cafétéria. Dès le retour à la vie civile, aucun comportement particulier n'est à tenir envers les anciens ou les professeurs.
| FAQ Adolescents uniquement |
| Tout âges |Adolescents uniquement |
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Il s'agit de l'art traditionnel de manier le sabre japonais. L'iaido est à la fois un art martial et une forme de méditation active.
Le but de l'iaido est de répondre à une ou plusieurs attaques à l'aide de son sabre, porté au fourreau. La pratique consiste donc en l'étude des différentes façons de :
- dégainer en stoppant net l'attaque de l'ennemi ;
- menacer le ou les ennemis pour le forcer à garder ses distances ;
- armer le sabre ;
- trancher ;
- égoutter le sang ;
- rengainer avec vigilance.
Les combats à mort au sabre étant devenus peu fréquents de nos jours, l'iaido est avant tout une étude, une recherche constate de la perfection du geste et de la pensée.
Les débutants commencent à manipuler le sabre en bois avant d'utiliser un sabre d'entraînement. La pratique consiste essentiellement en l'étude de kata.
Il s'agit d'un exercice où le combat est simulé. Un kata est invariable : l'attaque, la défense et la riposte, ainsi que tous les déplacements sont connus d'avance et ne peuvent être modifiés.
Il ne s'agit en aucun cas d'une danse, mais bien d'un répertoire de techniques. Les kata enseignent les manières de se déplacer, de dégainer, de trancher et de rengainer ; avec la perfection du geste pour objectif.
Dans les deux styles d'iaido que nous pratiquons, TOUS les kata s'étudient seul.
| L'iaido est-il un sport ? |
En aucun cas ! Bien qu'il s'agisse d'une pratique essentiellement physique, l'iaido est un art martial.
Le sport offre comme but la réalisation d'une perfomance, l'art martial propose une recherche de soi, à la fois physique et mentale. Tandis que les sport promulgue la compétition envers un adversaire (version courtoise de l'ennemi), l'art martial favorise le travail avec un partenaire.
L'idée n'est pas d'être seul, meilleur que les autres, mais bien le contraire : être meilleur soi-même, avec l'aide des autres.
Le sport ne peut se pratique à un haut niveau que pendant le laps de temps assez court qu'est la jeunesse physique. Tandis que l'art martial est le travail de toute une vie. L'état d'esprit est également différent grâce au respect du cérémonial, de la posture pendant les périodes d'écoute, etc.
La voie du sport et celle des arts martiaux sont toutes deux des voies intéressantes mais totalement incompatibles.
| Que peut apporter l'iaido aux adolescents ? |
Au niveau physique, l'iaido améliore :
- La correction de la posture : l'extension de la colonne vertébrale, les positions rectilignes et contraignantes de la pratique sont un bienfait pour les corps en formation et trop souvent assis (école, télévision, ordinateur).
- La gestion de la respiration : comme dans tout art martial, la respiration est un élément important de la pratique. Inspiration et expiration ponctuent en permanence les temps forts et moins forts des mouvements.
- La puissance et la souplesse musculaire : le poids du sabre, les positions basses et en extension, les mouvements allongés, etc. sont une excellente école de formation pour le corps. Le travail étant progressif et individuel, il n'existe aucun danger de blessures telles que claquages, tendinites, déchirure, etc.
Au niveau psycho-affectif, l'iaido améliore :
- Les valeurs sociales : le respect volontaire de la hiérarchie, l'évolution via un système de grade, le cérémonial, le contact avec des adultes, etc. permettent de trouver sa place et d'évoluer tant au sein du dojo que dans la vie quotidienne.
- La concentration : la vigilance due à l'utilisation d'une arme (même factice), les nombreux gestes codifiés, le cérémonial, etc. permettent d'aiguiser l'attention de manière sérieuse et ludique.
Au niveau intellectuel, l'iaido améliore :
- La mémoire : le grand nombre de kata, leurs noms en japonais, les parties du sabres, les gardes, les coupes, etc. sont autant d'éléments à mémoriser.
- La curiosité intellectuelle : les kata sont un concentré d'histoire du Japon médiéval. Cette approche vivante d'une culture si riche et si différente est une excellente école pour développer la curiosité envers l'inconnu.
| Pourquoi ne pas pratiquer avant douze ans ? |
Nous accueillons les adolescents à partir de douze ans ou en première secondaire.
Bien que la notion de plaisir soit fondamentale, l'iaido est un art martial et non un jeu. Il est important que le pratiquant comprenne ce que la pratique implique et ne joue pas au petit samurai.
Cependant, le professeur peut — sur sa SEULE appréciation — accepter des adolescents plus jeunes.
| Quels sont les grades pour les adolescents ? |
La pratique étant commune, ils sont identiques que les grades adultes : kyu d'abord (grades inférieurs), dan ensuite (grades).
Il existe six grades kyu qui se comptent à l'envers et huit grades dan qui se comptent à l'endroit. Il n'existe pas de « ceinture noire » en iaido : on choisi la couleur de sa ceinture en fonction de son côté pratique et de l'esthétique de sa tenue. Un débutant peut donc porter une ceinture noire et un expert, une ceinture blanche.
Voir aussi Quels sont les grades, et Quand et comment passer un grade.
| Comment se déroule une séance ? |
Une scéance type d'iaido est généralement composée de :
- assouplissement et échauffement individuels avant le début du cours ;
- travail individuel des éducatifs ;
- cérémonial de début de cours ;
- travail collectif des éducatifs et corrections de ceux-ci ;
- pratique de la série complète de kata ;
- étude détaillée d'un kata particulier ;
- pratique libre suivant le protocole d'examen ;
- éventuellement, travail en application avec partenaire au bokken (sabre en bois) ;
- cérémonial de fin de cours.
| Pourquoi les saluts, le japonais, etc. ? |
L'iaido étant d'origine japonaise, sa pratique est empreinte de la célèbre courtoisie nippone. Il ne s'agit en aucun cas d'une pratique sectaire ou religieuse.
Venant d'une époque guerrière, chaque geste du cérémonial est calculé pour répondre à deux exigences : marquer son respect (de soi, des pratiquants et du professeur) et... rester en vie (vigilance, regard, position du corps et du sabre, tension et relâchement musculaire...)
Les termes d'iaido sont tous japonais et sont utilisés dans le monde entier. Ils permettent ainsi de pratiquer avec des iaidoka, quelle que soient leurs nationalités (et surtout sous la direction d'experts japonais !)
| Quel risque pour mon enfant ? |
Comme l'ensemble des pratiques physiques, celle de l'iaido nécessite l'acceptation d'un risque d'accident. Le « risque zéro » n'existe nulle part.
Toutefois, il est essentiel de remarquer que ce risque est extrêmement limité.
Dans un premier temps, le pratiquant travaille avec un sabre en bois dont la dangerosité est nettement moindre de celle d'un vrai sabre. Ce n'est qu'après avoir acquis les gestes fondamentaux que l'iaidoka peut utiliser le vrai sabre.
Ensuite, aucune fantaisie n'est permise. Le fait de tenir une arme en main exige une grande discipline. Tout manquement à un comportement de sécurité est immédiatement corrigé.
Enfin, la pratique de l'iaido n'est pas strictement individuelle. Les anciens ont pour rôle d'encadrer les jeunes et les débutants, dans les deux sens du terme : par leur attention et par leur position (encadrant les plus débutants).
Terminons en signalant qu'aucun accident majeur n'est à signaler, ici où ailleurs...
| Qui sont les professeurs ? |
- Fabian Friart, 3e dan;
instituteur et professeur d'arts plastiques.
Il est également animateur socioculturel et, par ce biais, dispose d'une longue expérience en animation des enfants et des adolescents.
Ces derniers peuvent éventuellement être assistés ou remplacés par un pratiquant majeur et avancé ayant reçu l'aval du conseil d'administration.
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